La Salomon S/Lab Ultra à la loupe

La Salomon S/Lab Ultra, parfois appelée à tort Salomon sense lab ultra, attire de nombreux coureurs qui souhaitent structurer leur progression en trail sans augmenter le risque de blessure. Vous courez déjà régulièrement, vous avez un niveau solide sur route, mais vous cherchez une chaussure capable de suivre un entraînement exigeant sur chemins, avec des sorties longues et quelques courses en montagne. Nous allons ici décortiquer ce modèle de manière analytique afin de déterminer s’il correspond vraiment à votre pratique et à vos contraintes de coureur actif au planning chargé.

avis Salomon S/Lab Ultra

À qui s’adresse vraiment la Salomon S/Lab Ultra quand on vient de la route ?

La Salomon S/Lab Ultra reste une chaussure développée pour des athlètes engagés sur des distances longues en terrain varié. Pour un coureur ou une coureuse de 28 à 45 ans, avec un vécu principalement routier, la question clé consiste à savoir si ce modèle reste adapté à votre niveau actuel et à vos objectifs de progression.

Vous avez déjà parcouru plusieurs 10 km, peut-être un semi-marathon, et vous maîtrisez une séance de type 8 x 400 m ou 5 x 1000 m autour de votre VMA sans terminer complètement détruit. Votre priorité se concentre maintenant sur un volume plus important, une intensité mieux calibrée, tout en gardant votre temps d’entraînement maîtrisé pour ne pas empiéter sur la vie professionnelle et familiale. La chaussure de trail que vous choisissez doit impérativement intégrer ces contraintes de temps et de charge de travail globale.

La Salomon S/Lab Ultra se destine à un usage où la durée de course dépasse régulièrement 1 h 30, avec des portions techniques, des descentes parfois agressives et un sol irrégulier. Elle se montre pertinente si vous visez :

  • un premier trail de 20 à 40 km, avec du dénivelé modéré à important ;
  • une préparation structurée pour un ultra à moyen terme, tout en conservant une base de travail sur route ;
  • une alternance route/trail dans la semaine, avec un objectif de progression globale en endurance et en économie de course ;
  • une réduction du risque de blessure lié aux appuis instables et aux descentes rapides.

Si votre pratique reste focalisée sur le 5 et le 10 km urbain, avec peu ou pas de sentiers, la Salomon S/Lab Ultra ne correspond pas à votre usage principal. En revanche, si vous structurez progressivement vos objectifs vers la montagne ou vers des courses nature plus longues, cette chaussure peut devenir l’outil le plus efficace pour optimiser vos séances sur terrain varié.

Le gabarit du coureur influe aussi sur la pertinence du modèle. Un poids autour de 60 à 80 kg correspond bien au profil visé. Au-delà, une évaluation plus fine du renfort musculaire et de la technique de descente s’impose, car la stabilité et la protection peuvent atteindre leurs limites sur des descentes très appuyées.

Technologies et structure : ce que la S/Lab Ultra change concrètement pour vos pieds

Pour valider l’intérêt de la Salomon S/Lab Ultra, il devient nécessaire de comprendre comment sa structure influence votre foulée, votre fatigue musculaire et votre gestion du terrain. Une approche analytique et structurée de sa construction vous permettra de savoir si cette chaussure s’intègre logiquement dans votre rotation.

Amorti et répartition des charges musculaires

L’amorti de la S/Lab Ultra se situe dans une zone intermédiaire. Il ne se montre ni minimaliste ni très moelleux. Cette configuration convient à un coureur qui a déjà une base de foulée efficace sur route, avec une attaque médio-pied ou talon léger. La mousse absorbe les chocs successifs, mais laisse remonter suffisamment d’informations pour garder un appui précis sur les cailloux et racines. Ce dosage limite le gaspillage énergétique sur longue distance.

Sur un trail de 20 à 30 km, vous ressentez généralement une fatigue localisée au niveau des quadriceps en descente, des mollets sur les parties en montée, et de la voûte plantaire sur la fin. L’amorti de la S/Lab Ultra répartit mieux ces charges, ce qui réduit légèrement la dégradation de la foulée. Vous gardez plus facilement un pas actif même après deux heures d’entraînement ou de course.

Stabilité et maintien du pied

La stabilité représente un point central pour tout coureur venant de la route. Les appuis en dévers, les pierres instables et la boue créent des contraintes inhabituelles pour vos chevilles. La Salomon S/Lab Ultra propose un châssis relativement bas et une plateforme pensée pour garder le pied dans l’axe, sans le contraindre de manière excessive.

Le maintien du médio-pied s’effectue par un système de laçage rapide associé à un mesh enveloppant. Vous obtenez une sensation de verrouillage ferme mais pas rigide. Cela limite la micro-instabilité latérale, ce qui s’avère décisif pour un coureur encore peu habitué aux descentes techniques. Un maintien insuffisant augmenterait fortement le risque d’entorse légère ou de fatigue des tendons péroniers.

Adhérence et gestion des surfaces variées

La semelle externe s’oriente vers un usage très polyvalent pour le trail. Les crampons offrent une accroche efficace sur terrain meuble, herbe humide et sentier forestier gras, tout en restant utilisables sur chemin compact ou portions de bitume. Pour un coureur qui alterne forêt, chemins agricoles et segments urbains pour rejoindre les sentiers, cette adhérence polyvalente représente un atout réel.

Une semelle trop agressive pénalise le rendement sur les transitions route. Une semelle trop lisse se montre vite limite sur terrain gras. La Salomon S/Lab Ultra se positionne au milieu, ce qui correspond à l’usage d’un coureur actif qui ne peut pas se permettre de changer de chaussure à chaque variation de terrain pendant sa séance.

Confort global et adaptation au pied

Le chaussant reste plutôt ajusté. Vous ne retrouvez pas la liberté d’une chaussure de route très tolérante. Ce choix technique cherche à éviter les frottements internes et les mouvements parasites du pied sur les longues descentes ou les traversées en dévers. Pour certains gabarits avec un avant-pied large, une période d’adaptation devient indispensable, en commençant par des sorties courtes sur sentiers faciles.

Le confort se juge surtout sur la durée. Pendant les 45 premières minutes, la S/Lab Ultra peut paraître ferme et précise. Passé 90 minutes, cette précision se traduit par moins de frottements, moins de microtraumatismes, donc un niveau de confort perçu stable voire meilleur que celui d’une chaussure très souple qui se déforme progressivement.

Comportement à l’entraînement : sorties faciles, seuil, VMA et travail en descente

Votre temps reste limité. Vous devez rentabiliser chaque séance. La Salomon S/Lab Ultra doit vous aider à structurer votre semaine et non vous imposer de jongler entre trois paires différentes à chaque sortie. Nous allons détailler son comportement sur les principaux types de séances qui composent un entraînement cohérent pour un coureur visant la progression en trail et sur route.

Sorties faciles en endurance fondamentale

Ces sorties représentent le socle de votre progression. Elles se situent à une intensité RPE 3 à 4 sur 10, ou autour de 65 à 75 % de votre fréquence cardiaque maximale. La S/Lab Ultra gère très bien ce type de séance sur chemins, même quand la durée dépasse 1 h 15. Le confort de semelle et le maintien favorisent une cadence régulière, sans crispation.

Sur terrain plat ou légèrement vallonné, la chaussure ne donne pas une sensation de lourdeur marquée. Vous pouvez rester sur une foulée fluide, en conservant des appuis légers. Cela vous permet de placer une sortie de récupération active sur sentiers le lendemain d’une séance qualitative sur route, sans redouter des douleurs inhabituelles aux chevilles ou aux plantes de pied.

Séances au seuil et tempo en terrain mixte

Le travail au seuil, souvent situé entre 80 et 88 % de FCM ou RPE 6 à 7, représente un levier déterminant pour améliorer vos chronos sur semi-marathon et sur trail. La Salomon S/Lab Ultra reste capable de suivre ce type de séance tant que l’allure reste proche de votre allure marathon ou légèrement plus rapide.

Sur chemins roulants, vous pouvez réaliser des blocs de 2 x 15 minutes ou 3 x 10 minutes au seuil sans sensation de frein lié à la chaussure. Le déroulé reste fluide, la transition talon-médio-pied se fait naturellement, avec un rebond suffisant. Sur route pure, la chaussure perd une partie de son rendement par rapport à un modèle spécialisé route, mais reste utilisable si vos contraintes logistiques ne vous permettent pas de changer de paire avant chaque bloc.

Travail de VMA courte et accélérations

Les séances de VMA courte, du type 10 x 200 m ou 8 x 30/30, demandent une chaussure réactive et légère. La Salomon S/Lab Ultra n’a pas été pensée pour briller dans cet exercice. Elle reste toutefois acceptable si ce type de travail occupe une place limitée dans votre saison trail, par exemple une séquence de développement de 4 à 6 semaines au début de la préparation.

Si votre priorité se porte sur l’optimisation de chaque répétition VMA pour un objectif chronométré sur 10 km, il sera plus cohérent d’utiliser une chaussure de route dédiée pour ces séances. La S/Lab Ultra peut alors se concentrer sur les sorties en nature, les blocs tempo en côte et les descentes techniques, où elle montre un avantage net.

Descente, appuis fuyants et travail excentrique

Le travail en descente impose une charge excentrique élevée à vos quadriceps. La Salomon S/Lab Ultra apporte une vraie valeur ajoutée sur cet axe. Le maintien précis du pied limite les mouvements parasites dans la chaussure, ce qui réduit les chocs répétés sur les ongles, un problème fréquent lors des premiers trails longs. La semelle, assez ferme, permet un placement précis sur les pierres, ce qui diminue l’appréhension et la crispation musculaire.

Pour intégrer un protocole de renforcement excentrique en descente, vous pouvez planifier des segments de 20 à 40 secondes en descente modérée pendant certaines sorties, avec une récupération en marche ou footing doux en montée. La S/Lab Ultra offre alors un compromis intéressant entre protection et transmission du relief. Sur plusieurs semaines, cette organisation contribue à consolider vos quadriceps et à limiter les douleurs musculaires retardées après les trails.

Gestion de la distance et de la fatigue musculaire sur trail long

Pour un coureur ou une coureuse qui commence à dépasser les deux heures d’effort, la gestion de la fatigue musculaire devient un enjeu central. Une chaussure comme la Salomon S/Lab Ultra doit vous aider à conserver un geste propre le plus longtemps possible. L’objectif consiste à terminer vos séances longues et vos courses en gardant une allure correcte sans exploser musculairement.

Comportement sur sorties longues progressives

Une structure classique de sortie longue pour trail se compose de 1 h 30 à 2 h 30 de course, avec un début très facile en endurance fondamentale, puis un bloc plus dynamique sur la fin, autour de l’allure de votre allure trail longue ou de votre allure marathon. La S/Lab Ultra se trouve dans son terrain de prédilection sur ce type de séance.

Au fil des kilomètres, vous conservez une sensation de sécurité dans les appuis. La fatigue se localise plus sur le système cardio-respiratoire que sur les pieds ou les chevilles, ce qui représente un indicateur intéressant pour un coureur qui craint la blessure. En fin de sortie, lorsque la concentration baisse, la stabilité de la chaussure aide à compenser partiellement les erreurs de placement.

Prévention des ampoules et des ongles abîmés

Sur trails longs, plusieurs blessures mineures peuvent compromettre votre saison : ampoules, ongles noirs, échauffements de l’avant-pied. La Salomon S/Lab Ultra, avec son chaussant ajusté et sa tige enveloppante, cherche à limiter ces désagréments. Pour un coureur venant de la route, habitué à des chaussures plus permissives, ce verrouillage plus ferme demande une adaptation progressive avec :

  • des sorties courtes de 45 à 60 minutes sur terrains variés pendant deux semaines ;
  • un contrôle attentif de l’état de la peau, en particulier sur le talon et la base des orteils ;
  • l’usage de chaussettes techniques adaptées au trail, sans couture agressive ;
  • un laçage ajusté, ni trop serré ni trop lâche, que vous ajustez finement pendant les premières séances.

En respectant cette progression méthodique, il est probable que vous puissiez augmenter la durée de vos séances sans apparition de frottements gênants. Cette stabilité cutanée compte autant que l’amorti pour prévenir les abandons en course.

Impact sur la mécanique de course et l’économie de mouvement

Sur longue durée, l’objectif se situe dans le maintien d’une technique propre. Une chaussure qui se déforme trop ou qui manque de maintien favorise un effondrement du pied vers l’intérieur, un allongement de la foulée et une attaque talon marquée. La Salomon S/Lab Ultra, grâce à son châssis relativement ferme, contribue à retarder ces dérives.

Vous conservez plus facilement une cadence de 160 à 175 pas par minute sur sentier, ce qui répartit mieux les charges musculaires et articulaires. Cette fréquence de pas, combinée à un appui plutôt médio-pied, réduit les pics de force au niveau des genoux et des hanches. Sur plusieurs mois, ce léger gain d’économie de course se traduit par une fatigue moindre à distance égale, et par une capacité accrue à enchaîner les semaines d’entraînement sans surcharge excessive.

Tableau comparatif : S/Lab Ultra, chaussure route et trail polyvalente

Pour clarifier la place de la Salomon S/Lab Ultra dans votre arsenal, le tableau suivant met en regard trois types de chaussures : une chaussure de route classique, une chaussure de trail polyvalente grand public et la S/Lab Ultra. Cette comparaison vous aide à structurer vos choix matériels en fonction de vos objectifs.

CritèreChaussure route classiqueTrail polyvalente grand publicSalomon S/Lab Ultra
Type de terrain idéalRoute, piste, chemins très roulantsChemins, sentiers forestiers, quelques passages techniquesSentiers techniques, terrain varié, trails longs en montagne
AmortiSouvent moelleux, orienté confort sur bitumeMoyen, équilibré pour terrain mixteFerme mais protecteur, pensé pour longue durée en terrain irrégulier
StabilitéAdaptée au plat, parfois limite en déversCorrecte, avec un soutien modéréTrès travaillée, maintien précis en descente et en dévers
AdhérenceFaible sur boue, cailloux, herbe humideBonne sur la plupart des sentiersExcellente sur terrain varié, bonne gestion du gras et des pierres
Utilisation en VMAIdéale pour VMA et fractions rapidesCorrecte sur terrain souple, moins efficace sur pisteUtilisable mais moins efficace, intérêt limité
Sorties longues trail & montagneAdaptée uniquement aux portions roulantesAdaptée jusqu’à une certaine technicitéOrientée spécifiquement vers ce type de sorties
Profil de coureur cibléCoureur focalisé sur route et pisteCoureur loisir trail et rando-courseCoureur structurant une progression vers trail long ou ultra
Intérêt dans une rotation de chaussuresIndispensable pour séances rapides et compétitions routeChaussure à tout faire, parfois limitée pour objectifs ambitieuxOutil spécialisé pour les séances et courses engagées en nature

Plan d’action pour intégrer la S/Lab Ultra dans votre semaine type

Pour un coureur ou une coureuse actif, l’achat d’une Salomon S/Lab Ultra doit s’accompagner d’un plan d’usage précis. Sans cette structure, vous risquez soit de sous-exploiter la chaussure, soit de l’utiliser à mauvais escient, créant de la fatigue inutile. Un schéma d’intégration en trois phases permet d’optimiser votre progression tout en préservant votre intégrité physique.

Phase 1 : adaptation du pied et du système musculaire

Durée indicative : 2 à 3 semaines, selon votre niveau de pratique et vos antécédents de blessure.

  • 1 à 2 sorties hebdomadaires en S/Lab Ultra, limitées à 45-60 minutes, sur chemins plutôt faciles.
  • séances réalisées en endurance fondamentale ou avec quelques relances modérées, sans travail de VMA.
  • observation attentive des sensations : zones de frottement, tension au niveau du tendon d’achille, fatigue plantaire.
  • ajustement progressif du laçage et du choix de chaussettes.

L’objectif consiste à permettre à vos pieds, tendons et muscles de s’habituer à la structure de la chaussure. Cette adaptation reste indispensable si vous venez d’un modèle route très souple ou d’une chaussure minimaliste.

Phase 2 : intégration aux séances structurées en nature

Durée indicative : 4 à 6 semaines, souvent au cœur de votre préparation trail.

  • Une séance spécifique hebdomadaire de type côtes, fartlek en terrain vallonné ou blocs au seuil sur sentiers roulants.
  • Une sortie longue progressive en nature, entre 1 h 45 et 2 h 30, avec un volume significatif de montée et descente.
  • Un rappel de renforcement musculaire ciblé (gainage, travail des mollets, squats) 2 fois par semaine, sur 20 à 25 minutes, pour consolider la mécanique.
  • Suivi de vos sensations à J+1 et J+2 pour surveiller la fatigue résiduelle au niveau des pieds et des quadriceps.

Dans cette phase, la Salomon S/Lab Ultra devient votre chaussure référence pour les sorties exigeantes en nature. La chaussure route reste réservée aux séances de VMA et aux allures spécifiques semi-marathon ou 10 km sur bitume.

Phase 3 : affûtage et utilisation en course

Durée indicative : 10 à 15 jours avant votre trail objectif.

  • Réduction progressive du volume global en suivant un principe de tapering : baisse de 30 à 40 % du kilométrage hebdomadaire.
  • Maintien de l’intensité sur quelques blocs courts, en Salomon S/Lab Ultra, aux allures prévues pour votre course.
  • Simulation de course sur une sortie de 1 h 15 à 1 h 30 : port du même sac, des mêmes chaussettes, des mêmes gels et flasques.
  • Vérification de l’état de la semelle, du laçage, de la propreté des crampons, pour éviter toute mauvaise surprise.

Ce protocole d’utilisation avant l’épreuve permet de réduire l’incertitude le jour J. Vous connaissez précisément les réactions de vos pieds et de vos muscles dans cette chaussure sur une durée proche de celle de votre course, ce qui limite les doutes mentaux et renforce la confiance.

Retours de coureurs : ce que ressentent ceux qui l’utilisent vraiment

Les données techniques restent utiles, mais le ressenti des coureurs qui partagent un profil proche du vôtre apporte une information complémentaire. Voici quelques témoignages recueillis auprès de pratiquants engagés dans une démarche de progression structurée.

« Je viens de trois saisons de route avec un record à 1 h 35 sur semi. En passant sur trail, je cherchais une chaussure qui ne me donne pas l’impression de traîner des blocs aux pieds. Avec la S/Lab Ultra, je me sens en sécurité en descente, sans perdre toute la dynamique. Sur mon premier 30 km avec 1300 m de D+, j’ai terminé fatigué mais sans douleur particulière. » – Julien, 34 ans, ingénieur et coureur route/trail.

« Je craignais surtout les ampoules et les ongles noirs, parce que j’ai le pied plutôt large. Les deux premières semaines ont demandé des ajustements sur les chaussettes et le laçage, puis tout s’est stabilisé. Sur mes sorties longues de 2 h 15 en préparation d’ultra, je sens que la chaussure me maintient bien sans me comprimer. » – Sarah, 39 ans, cheffe de projet et traileuse en progression.

« Je garde une paire plus légère pour mes séances de VMA sur piste, mais pour tout ce qui concerne l’entraînement en montagne, la S/Lab Ultra est devenue ma référence. J’ai l’impression de pouvoir me concentrer sur mon allure et mon RPE, sans me soucier de savoir si la chaussure va suivre sur les cailloux ou la boue. » – Mehdi, 31 ans, infirmier et coureur orienté ultra.

Ces témoignages confirment une tendance claire. La Salomon S/Lab Ultra convient particulièrement aux coureurs qui :

  • ont déjà une base solide sur route et une certaine discipline dans leur plan d’entraînement ;
  • cherchent à structurer une transition progressive vers des trails plus longs et plus techniques ;
  • acceptent une phase d’adaptation pour tirer le meilleur parti du maintien ajusté et de la semelle ferme.

Vos questions fréquentes sur la Salomon S/Lab Ultra

La Salomon S/Lab Ultra convient-elle pour un premier trail de 20 à 25 km ?

Pour un premier trail de 20 à 25 km, la S/Lab Ultra peut représenter une solution pertinente, à condition d’avoir respecté une phase d’adaptation progressive. Si vous courez depuis un à trois ans, avec un volume hebdomadaire d’au moins 25 à 35 km et quelques sorties sur terrain vallonné, cette chaussure vous apportera un bon niveau de sécurité sur les appuis.

Si votre première expérience en nature se limite à ce trail et que vous ne prévoyez pas d’enchaîner d’autres épreuves par la suite, une chaussure de trail plus polyvalente et moins exigeante peut suffire. La S/Lab Ultra prend tout son sens si vous envisagez un volume régulier de séances en nature et une montée en charge vers des distances supérieures.

Peut-on utiliser la S/Lab Ultra pour s’entraîner sur route ?

La S/Lab Ultra supporte sans problème quelques segments routiers dans une sortie, par exemple pour rejoindre un parc ou une forêt. Elle reste utilisable pour une séance intégralement sur route de temps en temps, surtout si le relief reste vallonné ou si vous intégrez des portions gravel ou chemins stabilisés.

En revanche, pour un usage routier fréquent, l’usure de la semelle cramponnée s’accélère et le rendement énergétique se montre inférieur à celui d’une chaussure dédiée route. Pour un coureur cherchant à améliorer son record sur 10 km ou semi-marathon, il reste préférable d’utiliser un modèle route spécifique pour les séances clés, en conservant la S/Lab Ultra pour les sorties nature.

La Salomon S/Lab Ultra est-elle adaptée pour les coureurs sujets aux entorses de cheville ?

La stabilité de la S/Lab Ultra, combinée à son maintien ajusté du médio-pied, limite les micro-instabilités sur terrain irrégulier. Pour un coureur sujet aux entorses légères, cette caractéristique constitue un atout indéniable. La chaussure limite les mouvements parasites, ce qui réduit mécaniquement le risque de torsions imprévues.

Cependant, aucune chaussure ne supprime totalement le risque d’entorse. Un travail de renforcement ciblé des chevilles, des péroniers et du gainage demeure indispensable. Intégrer une à deux séances hebdomadaires de proprioception (exercices sur une jambe, équilibre sur surface instable, travail de sauts contrôlés) reste recommandé en complément de l’usage de cette chaussure.

Comment choisir la bonne pointure pour la S/Lab Ultra ?

Le chaussant de la S/Lab Ultra s’avère assez ajusté. Pour un usage trail long, une marge d’environ un demi-centimètre à un centimètre devant les orteils reste conseillée afin de compenser le gonflement du pied et les déplacements en descente. Pour la plupart des coureurs, un demi-pointure au-dessus de la pointure route habituelle constitue un bon point de départ.

L’essayage en fin de journée, lorsque le pied est légèrement gonflé, donne une information plus réaliste. Pensez aussi à tester la chaussure avec les mêmes chaussettes que celles prévues pour vos trails, car leur épaisseur influence la place disponible dans la toebox.

La S/Lab Ultra convient-elle à un gabarit de plus de 80 kg ?

Un gabarit au-delà de 80 kg n’exclut pas l’usage de la S/Lab Ultra, mais impose une analyse plus fine. Si vous disposez d’un bon renforcement musculaire, d’une technique de descente maîtrisée et d’un historique de blessure limité, cette chaussure peut convenir pour des distances progressives en trail, en surveillant de près les sensations articulaires et musculaires.

Si vous débutez en trail avec un poids supérieur, une chaussure de trail légèrement plus amortie et un peu moins exigeante peut faciliter la transition. Une stratégie cohérente consiste à utiliser la S/Lab Ultra sur les séances plus techniques et les sorties progressives, tout en conservant une chaussure plus confortable pour les très longues sorties en phase de construction.

Combien de kilomètres peut-on raisonnablement parcourir avec une paire de S/Lab Ultra ?

La durée de vie reste très dépendante du type de terrain, du poids du coureur et du style de foulée. En usage trail régulier, avec un coureur de 65 à 75 kg, un volume entre 600 et 800 km se montre courant avant une baisse nette de maintien et d’amorti. Sur terrains très abrasifs (roche volcanique, pierriers agressifs), cette valeur peut diminuer.

Pour gérer cette usure de manière méthodique, vous pouvez :

  • noter le kilométrage de vos chaussures dans votre carnet d’entraînement ou votre application dédiée ;
  • surveiller l’état des crampons et des zones de torsion de la semelle ;
  • observer la sensation de stabilité en descente : une baisse nette indique souvent une semelle fatiguée ;
  • organiser une transition progressive vers une nouvelle paire lorsque vous approchez des 600 à 700 km.

La S/Lab Ultra convient-elle pour un ultra-trail de plus de 80 km ?

Pour des distances supérieures à 80 km, la question ne porte pas uniquement sur la chaussure, mais sur l’ensemble de la préparation : volume, renforcement, gestion de la fatigue, nutrition de course, stratégie de ravitaillement. La S/Lab Ultra figure parmi les modèles pensés pour ce type d’épreuve, à condition que vous ayez construit une vraie habitude de course avec elle sur des sorties longues et des bloc de 40 à 60 km en préparation.

Si vous abordez votre premier ultra avec une expérience limitée du trail long, il reste préférable de tester cette chaussure sur plusieurs courses intermédiaires, autour de 30 à 50 km, avant de l’aligner sur une épreuve de plus de 80 km. Vous réduisez ainsi les inconnues et vous validez de manière concrète la tolérance de vos pieds, de vos ongles et de vos quadriceps sur une durée proche de celle de votre objectif.

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