La Nike Alphafly 2 au banc d’essai : avis et test de la Nike haut-de-gamme pour le running

La chaussure de running avec plaque carbone que vous regardez partout sur les réseaux, la Nike Alphafly 2, intrigue autant qu’elle attire. Vous cherchez à progresser sur semi-marathon ou marathon, vous avez déjà une base solide, mais votre temps stagne. Dans ce contexte, votre matériel devient un levier stratégique. Nous allons ici décortiquer la Nike Alphafly 2 pour coureurs en quête de progression structurée, afin que vous sachiez si elle s’intègre réellement à votre projet de performance sans augmenter votre risque de blessure.

avis nike alphafly 2

À qui s’adresse vraiment la Nike Alphafly 2 pour la route ?

Avant d’analyser la technologie de la Nike Alphafly 2, il est utile de clarifier pour quel type de coureur cette chaussure représente un outil pertinent. Une chaussure carbone ne résout pas un manque de structure, elle amplifie ce que vous faites déjà. Si vous avez une base fragile, elle accentue les déséquilibres. Si votre entraînement est déjà structuré, elle peut vous aider à convertir ce travail en progression chronométrique.

Profil de coureur en phase avec la Nike Alphafly 2

La Nike Alphafly 2 cible en priorité des coureurs qui :

  • courent très régulièrement, au moins 3 séances hebdomadaires, avec un volume supérieur à 30 km par semaine;
  • disposent déjà d’un record personnel en 10 km inférieur à 50 minutes ou d’un semi-marathon couru sous les 2 heures;
  • souhaitent structurer leur progression avec des cycles clairs (développement VMA, travail au seuil, préparation semi ou marathon);
  • sont disposés à réserver une partie de leur matériel pour les séances clés et les compétitions, sans utiliser cette chaussure au quotidien.

Si vous débutez avec encore beaucoup d’instabilité technique, que votre foulée change fortement avec la fatigue, ou que vous sortez d’une blessure, la Nike Alphafly 2 peut apparaître trop exigeante. Une chaussure avec plus de tolérance, moins haute et plus stable, sera plus cohérente avec votre étape actuelle.

Objectifs de course compatibles

La Nike Alphafly 2 vise surtout les allures soutenues. Elle prend tout son sens lorsque vous cherchez à :

  • abaisser votre temps sur semi-marathon en jouant sur un gain d’économie de course;
  • stabiliser une allure marathon entre 3 h 00 et 4 h 00 grâce à une moindre dégradation musculaire;
  • convertir votre travail de VMA et de seuil en chrono, avec un matériel qui valorise votre capacité à maintenir une foulée dynamique.

Pour un 10 km rapide, la Nike Alphafly 2 reste pertinente, mais elle se montre surtout intéressante pour les allures situées entre l’allure semi et l’allure marathon. Au-delà de ces deux distances, la hauteur de semelle et la géométrie peuvent vous aider à ménager vos quadriceps et vos mollets sur la fin de course.

Budget et stratégie de rotation de chaussures

La Nike Alphafly 2 s’inscrit dans une gamme de prix élevée. Si vous décidez d’investir, vous devez l’intégrer à une stratégie globale de matériel :

  • une paire d’entraînement quotidienne, plus stable et plus durable, pour vos footings en aisance respiratoire (zone d’endurance fondamentale);
  • une paire orientée séances, éventuellement plaque carbone plus polyvalente, pour les fractionnés et les allures seuil;
  • la Nike Alphafly 2 dédiée aux compétitions clés (10 km objectifs, semi-marathon, marathon) et à quelques séances spécifiques.

Cette rotation vous garantit un gain d’efficacité sans sacrifier votre intégrité physique. Vous limitez l’usure prématurée de la alphafly 2 et vous répartissez les contraintes mécaniques sur différents modèles.

Technologie de la Nike Alphafly 2 décortiquée : semelle, plaque, mousse, tige

Pour comprendre ce que la Nike Alphafly 2 change réellement dans votre foulée, il est nécessaire d’analyser sa construction. Chaque élément influence votre économie de course, vos sensations et votre tolérance aux charges répétées.

Semelle intermédiaire et mousse zoomx

La semelle intermédiaire repose sur la mousse zoomx, un matériau très léger et très réactif. Concrètement, cette mousse absorbe une partie de l’impact au sol puis restitue une quantité d’énergie significative. Le résultat perçu, si votre foulée est stable, se traduit par :

  • une impression de rebond sous l’avant-pied;
  • une moindre fatigue musculaire sur les longues distances;
  • un confort surprenant malgré la vocation très orientée compétition.

La hauteur de semelle, proche de la limite autorisée en compétition sur route, place votre pied assez haut par rapport au sol. Cette caractéristique accentue l’amorti mais réduit la sensation directe du terrain. Pour un coureur déjà habitué à des chaussures très amorties, la transition reste fluide. Pour un coureur issu de modèles plus bas, un temps d’adaptation s’impose.

Plaque carbone et air pods à l’avant-pied

La plaque carbone insérée sur toute la longueur joue un rôle de levier. Elle crée une bascule assez marquée entre le contact au sol et la phase de propulsion. Pour exploiter pleinement cette géométrie, votre foulée doit impérativement rester active, avec une attaque médio-pied ou légèrement talon mais déjà engagée vers l’avant.

À l’avant, deux pods remplis d’air complètent ce dispositif. Ces pods renforcent la rigidité locale sous les orteils et accentuent la sensation de rebond. Sur des allures proches de votre vitesse au 10 km, le couple plaque carbone + pods d’air produit une transition rapide entre l’appui et la poussée. Sur marathon, cette architecture vous aide à maintenir un déroulé de pied efficace malgré la fatigue croissante.

Drop et géométrie de la chaussure

Le drop de la Nike Alphafly 2, c’est-à-dire la différence de hauteur entre le talon et l’avant-pied, reste modéré pour une chaussure de ce volume. Cette valeur intermédiaire favorise une attaque du pied relativement naturelle pour un coureur déjà habitué à des modèles de route modernes.

La géométrie très incurvée de l’avant du pied pousse votre centre de gravité vers l’avant. Vous êtes presque obligé de maintenir une légère inclinaison du buste et une cadence suffisante. Si vous ralentissez trop tout en restant dans ce type de chaussure, la foulée devient parfois peu fluide. C’est pour cette raison que l’utilisation sur footing très lents n’a que peu de sens.

Tige, maintien et respirabilité

La tige de la Nike Alphafly 2 utilise un mesh technique fin, très aéré. Le maintien latéral reste correct, mais l’objectif principal consiste clairement à minimiser le poids et à assurer une ventilation efficace. Pour un coureur habitué à un maintien ferme, la sensation initiale peut sembler déroutante. Le pied flotte légèrement au repos, mais se cale une fois l’allure stabilisée.

Le laçage reste simple. Vous avez intérêt à prendre quelques minutes pour ajuster finement la tension avant une séance clé, afin d’éviter tout mouvement parasite au niveau du médio-pied. Sur des sorties longues en compétition, ce réglage préalable vous évite les frottements et les points de pression.

Durée d’usage orientée performance

La semelle extérieure de la Nike alphafly 2 protège la mousse, mais l’usure se concentre assez vite sur des zones clés, notamment sous l’avant-pied. Pour préserver l’efficacité de la mousse zoomx et de la plaque carbone, il est raisonnable de réserver l’usage performance à un volume limité, souvent autour de 250 à 350 km. Au-delà, la chaussure reste utilisable pour l’entraînement, mais le gain chronométrique se réduit.

Ressentis en course : allure 10 km, semi, marathon et sorties longues

Une fois la technologie clarifiée, la question centrale reste votre expérience concrète en séance et en compétition. Les sensations générées par la Nike Alphafly 2 varient fortement selon l’allure et la durée de votre effort. Il est donc pertinent de raisonner par type de séance.

Allures rapides type 10 km

Sur des allures proches de votre vitesse 10 km, la chaussure révèle son caractère dynamique. Vous sentez un retour d’énergie franc à chaque foulée. La combinaison plaque + pods d’air a tendance à encourager un temps de contact au sol plus court. Si votre VMA est déjà bien travaillée, cette caractéristique se traduit par un gain d’économie sur des efforts intenses de 30 à 45 minutes.

En revanche, si votre technique de course se dégrade brutalement au-delà du 5e km, la rigidité longitudinale peut accentuer vos compensations. Dans ce cas, une préparation renforcée sur la technique de course et le renforcement musculaire des mollets et des fessiers devient presque obligatoire avant d’adopter la alphafly 2 pour un 10 km objectif.

Allure semi-marathon

Sur semi-marathon, les qualités amortissantes de la mousse zoomx deviennent très intéressantes. Votre sensation se situe entre confort et relance permanente. Vous avez le sentiment de moins « taper » dans le bitume, ce qui préserve vos quadriceps et vos mollets sur la deuxième moitié de la course.

Dans cette zone d’allure, votre fréquence cardiaque reste sur un palier submaximal. La alphafly 2 peut alors contribuer à stabiliser votre RPE, cette échelle de perception de l’effort que vous utilisez pour calibrer vos séances. Vous ressentez mieux la progression de la fatigue musculaire, sans être pollué par un écrasement brutal de la chaussure.

Allure marathon et sorties spécifiques longues

Sur marathon, le bénéfice principal consiste en une réduction de la casse musculaire. L’amorti généreux et le rebond de la mousse atténuent l’impact répété sur plusieurs dizaines de milliers de foulées. Dans la pratique, beaucoup de coureurs rapportent des jambes moins détruites après la course, ce qui facilite nettement la récupération post-compétition.

Pour intégrer la Nike Alphafly 2 sur marathon, il devient utile de la tester sur plusieurs sorties spécifiques. Par exemple, un bloc de 2 x 8 km à allure marathon inséré dans une sortie de 24 km vous permet de vérifier :

  • la tolérance de vos mollets à la hauteur de semelle;
  • la stabilité de votre pied lors des changements d’allure;
  • la capacité de la chaussure à rester confortable au-delà de 1 h 45 de course.

Sur ces séances, prenez le temps de comparer vos sensations cardiaques et musculaires par rapport à vos chaussures d’entraînement classiques. Si vous avez la perception d’un effort légèrement inférieur pour une allure identique, sans signaux de sur-sollicitation, la Nike Alphafly 2 trouve probablement sa place dans votre arsenal.

Footings et récupération active

À allure très modérée, l’intérêt de la Nike Alphafly 2 se réduit. L’amorti confort peut sembler agréable, mais la géométrie agressive de la semelle ne s’exprime pas pleinement. Votre économie de course ne progresse pas, votre technique non plus. Dans cette zone, une chaussure plus simple, plus stable et moins coûteuse s’impose.

Réserver la alphafly 2 à vos séances structurées et à vos compétitions présente un double intérêt. Vous conservez la sensation de dynamisme pour les jours clés et vous limitez l’accumulation de contraintes spécifiques liées à la plaque carbone et à la hauteur de semelle.

Impact sur blessures et fatigue : ce que vous devez surveiller

Une chaussure très amortie et équipée d’une plaque carbone n’élimine pas le risque de blessure. Elle modifie simplement la répartition des forces. Si vous ne surveillez pas certains signaux, les pathologies se déplacent vers d’autres zones. Votre objectif reste de progresser, pas d’enchaîner les arrêts forcés.

Zones anatomiques sous surveillance

La Nike Alphafly 2 concentre davantage de contraintes sur :

  • les mollets et le tendon d’Achille, en raison de la bascule prononcée vers l’avant;
  • l’avant-pied, notamment les métatarses, avec la concentration de la rigidité et des pods d’air;
  • les muscles stabilisateurs de la cheville, qui doivent gérer une hauteur de semelle importante.

Si vous avez un passé de tendinite d’Achille, de périostite ou de douleur sous les têtes métatarsiennes, une phase d’adaptation progressive devient indispensable. Commencez par des portions limitées en alphafly 2, sur piste ou sur route régulière, avant d’allonger la durée.

Volume hebdomadaire et ratio de charge

L’introduction d’une chaussure carbone doit s’intégrer dans une stratégie de gestion de charge. Vous pouvez utiliser un ratio simple, en reliant votre volume hebdomadaire en alphafly 2 à votre volume total :

  • phase d’adaptation sur 3 à 4 semaines, avec 10 à 15 % du volume total en alphafly 2;
  • phase de stabilisation, avec 20 à 25 % du volume maximal consacré à cette chaussure, centrée sur les séances clés;
  • phase spécifique pré-compétition, avec une ou deux sorties supplémentaires en alphafly 2 dans les 3 semaines précédant l’épreuve.

Cette approche analytique et structurée limite les pics de contraintes soudains. Vous évitez les phases où tout votre travail intense se retrouve concentré sur un seul type de matériel sans adaptation.

Signaux d’alerte à ne pas ignorer

Surveillez tout particulièrement :

  • l’apparition de raideurs matinales marquées au niveau du tendon d’Achille;
  • des douleurs localisées sous l’avant-pied lors des relances;
  • une fatigue inhabituelle des mollets après des séances pourtant habituelles en terme de RPE.

Si ces signes se répètent, réduisez immédiatement le volume en alphafly 2 et revenez sur vos chaussures habituelles le temps de réévaluer votre plan. Vous pouvez introduire des séances de renforcement spécifiques, centrées sur les mollets (montées sur pointes, travail excentrique) et les fessiers (hip thrusts, fentes marchées) pour équilibrer les sollicitations.

Intégrer la Nike Alphafly 2 dans un entraînement structuré

Pour un coureur qui vise une progression mesurable, la question n’est pas seulement « cette chaussure est-elle rapide ? », mais « comment l’intégrer à un plan d’entraînement cohérent ? ». La nike alphafly 2 devient l’outil le plus efficace pour optimiser vos séances clés si elle s’inscrit dans un ensemble structuré : VMA, endurance, seuil, renforcement et récupération.

Séances types avec la Nike Alphafly 2

Vous pouvez utiliser la alphafly 2 sur les séances où votre objectif principal reste la qualité de l’allure :

  • Séance VMA courte : 10 x 400 m à 100-105 % VMA, avec récupération courte. L’objectif consiste à travailler la vitesse tout en testant la stabilité à haute allure.
  • Séance VMA longue : 5 x 1000 m entre allure 5 km et allure 10 km, récupération de 2 minutes. La alphafly 2 aide à maintenir la qualité mécanique sur toute la séance.
  • Séance seuil : 3 x 10 minutes à allure semi-marathon, RPE 7 sur 10. Cette configuration se rapproche de la réalité de course sur semi.
  • Sortie longue spécifique : bloc de 2 x 6 à 8 km à allure marathon inséré dans un volume total de 22 à 26 km.

Sur ces séances, la Nike alphafly 2 vous permet d’explorer votre capacité à tenir les allures cibles dans un contexte proche de la compétition, tout en habituant votre système neuromusculaire à la géométrie de la chaussure.

Place de la Nike Alphafly 2 dans un plan sur 12 semaines

Sur une préparation semi-marathon ou marathon de 12 semaines, l’usage de la alphafly 2 peut suivre une progression logique :

  • Semaines 1 à 4 : utilisation limitée sur une séance rapide toutes les deux semaines, pour découvrir les sensations sans surcharge.
  • Semaines 5 à 8 : deux séances bihebdomadaires ciblées, par exemple VMA longue et séance au seuil, avec la alphafly 2.
  • Semaines 9 à 11 : intégration sur une sortie longue spécifique et sur la séance clé de la semaine.
  • Semaine 12 (tapering) : une dernière séance à allure spécifique en alphafly 2, courte, sans fatigue excessive, puis repos actif jusqu’à la course.

Cette progression s’accorde avec le principe de tapering. Vous conservez la mémoire neuromusculaire de la chaussure sans accumuler de fatigue structurelle à l’approche de l’objectif.

Articulation avec le reste du matériel

Votre stratégie globale de matériel doit intégrer la alphafly 2 comme un outil spécialisé. Les jours de footing, privilégiez une chaussure plus tolérante, avec moins de hauteur et un maintien plus généreux. Les jours de renforcement ou de côtes, gardez vos modèles d’entraînement classiques.

Vous créez ainsi un système complet :

  • une chaussure stable et polyvalente pour la majorité du volume hebdomadaire;
  • éventuellement une chaussure légère sans plaque pour les séances mixtes;
  • la nike alphafly 2 réservée aux séances de qualité ciblées et aux compétitions.

En ciblant méthodiquement quel type de séance correspond à quel type de chaussure, vous garantissez un gain d’efficacité dans votre progression tout en gardant une marge de sécurité biomécanique.

Tableau comparatif : Nike Alphafly 2 face aux autres chaussures de compétition

Pour situer la Nike Alphafly 2 dans le paysage actuel, un tableau synthétique vous aide à comparer rapidement ses caractéristiques avec des modèles concurrents de même catégorie.

ModèleUsage recommandéSensation principaleStabilité perçueDurée d’usage orientée performance (km)Profil de coureur idéal
Nike Alphafly 2Semi et marathon, séances spécifiques allure courseRebond marqué, bascule prononcée vers l’avantMoyenne, dépend de la technique250 à 350Coureur régulier, volume > 40 km/semaine, objectif chrono
Nike Vaporfly (génération récente)10 km, semi, séances VMA longuesLégèreté, répondant rapideLégèrement supérieure à alphafly 2300 à 400Coureur orienté vitesse, plus léger, stratégie agressive
modèle concurrent A (plaque carbone)Semi, marathon, entraînement intensifCompromis entre amorti et fermetéBonne stabilité globale400 à 500Coureur cherchant une transition douce vers le carbone
modèle concurrent B (sans plaque, légère)10 km, séances piste, côtes rapidesSensation de pied proche du solÉlevée500 et plusCoureur attaché à une foulée naturelle, recherche de contrôle

Ce tableau montre qu’une Nike alphafly 2 ne remplace pas toutes vos autres paires. Elle occupe une place précise dans votre arsenal de chaussures de course, centrée sur la quête de chrono sur semi et marathon.

Avis de coureurs et retours de terrain

Les données techniques vous donnent un cadre, mais les ressentis restent décisifs pour votre décision d’achat. Voici quelques témoignages représentatifs de coureurs qui ont intégré la Nike Alphafly 2 à leur préparation.

« Je cours depuis trois ans, avec trois semi-marathons au compteur. Je suis passé de 1 h 48 à 1 h 38 en un an, en structurant enfin mes séances et en gardant la Nike Alphafly 2 pour les blocs à allure course et le jour J. La différence la plus marquante, c’est l’état de mes jambes le lendemain. Je peux reprendre un footing très léger sans sensation de brique. » — Julien, 34 ans, ingénieur et coureur de semi-marathon

« Je préparais mon premier marathon sous les 4 heures. J’avais peur que la alphafly 2 soit trop technique pour mon niveau. En réalité, en suivant un plan structuré avec une montée progressive du volume en carbone, tout s’est bien passé. J’ai surtout apprécié la stabilité de l’allure entre le 25e et le 35e kilomètre, là où d’habitude je subissais la course. » — Marion, 39 ans, cadre dans le marketing et marathonienne amateur

« Je viens du trail, j’ai donc mis du temps avant de me sentir à l’aise avec un stack aussi élevé. Les premiers footings n’étaient pas très naturels. Après quelques séances de seuil et quelques rappels techniques sur la cadence, la chaussure est devenue un vrai atout sur mes 10 km route. Je l’utilise maintenant uniquement sur compétition, pour garder ce petit effet “boost” mental. » — Samuel, 31 ans, traileur et coureur sur route occasionnel

Ces retours montrent un point commun : la Nike alphafly 2 donne son plein potentiel lorsqu’elle s’intègre à une démarche globale, incluant un plan d’entraînement clair, une rotation de matériel réfléchie et une attention réelle portée à la récupération.

Vos questions fréquentes sur la Nike Alphafly 2

La Nike Alphafly 2 convient-elle à un coureur de plus de 80 kg ?

Un coureur au-delà de 80 kg peut utiliser la nike alphafly 2, à condition de respecter certains prérequis. La mousse zoomx supporte assez bien les gabarits plus lourds, mais la hauteur de semelle et la rigidité de la plaque demandent une foulée stable. Il est probable qu’une phase d’adaptation un peu plus longue soit nécessaire, avec un travail renforcé sur le gainage et la stabilité de cheville. Si vous débutez en course à pied ou que votre volume reste inférieur à 25 km par semaine, il reste préférable de construire votre base sur une chaussure plus tolérante avant de migrer vers ce type de modèle.

Peut-on utiliser la Nike alphafly 2 à chaque séance sans risque ?

Un usage systématique de la nike alphafly 2 à toutes les séances augmente la probabilité de sur-solliciter certains segments, surtout les mollets et le tendon d’Achille. Une répartition plus équilibrée consiste à réserver la alphafly 2 aux séances clés, et à conserver une paire plus classique pour les footings et la récupération active. En respectant ce principe, vous limitez les charges spécifiques liées à la plaque carbone et à la hauteur de semelle, sans perdre le bénéfice chrono sur vos objectifs majeurs.

Comment choisir la pointure de la Nike Alphafly 2 ?

La Nike Alphafly 2 taille généralement proche des autres chaussures de la marque, avec parfois une légère sensation d’espace à l’avant-pied du fait du mesh et de la géométrie. Pour une utilisation sur semi-marathon ou marathon, conserver votre pointure habituelle route fonctionne pour la majorité des coureurs. Si vous êtes entre deux tailles, que vous avez un pied large ou que vos pieds ont tendance à gonfler sur les longues distances, une demi-pointure au-dessus peut apporter un confort supplémentaire. L’idéal reste de tester en fin de journée, moment où le pied est le plus volumineux.

Combien de temps faut-il pour s’habituer à la Nike Alphafly 2 ?

La durée d’adaptation dépend de votre historique de chaussures. Si vous venez déjà d’un modèle carbone très amorti, la transition se fait souvent en 2 à 3 séances ciblées. Si vous arrivez de chaussures plus basses et plus fermes, comptez plutôt 5 à 8 sorties, en montant progressivement le volume porté en alphafly 2. Une progression typique peut démarrer par 10 à 15 minutes en fin de footing, puis évoluer vers une séance de seuil partielle, pour aboutir à des bloc complets à allure course. Cette méthode réduit les à-coups de charge et sécurise la transition.

La Nike Alphafly 2 améliore-t-elle réellement les temps en course ?

Sur un coureur déjà entraîné, capable de tenir une foulée dynamique à l’allure course, la Nike alphafly 2 apporte un gain d’économie de course. Cette amélioration se traduit généralement par une allure légèrement plus rapide pour un même niveau d’effort, ou par une fatigue musculaire moindre à allure identique. Le gain exact dépend de votre technique, de votre VMA, de votre poids et de votre capacité à exploiter la bascule créée par la plaque. Pour un coureur qui suit un plan structuré et utilise la alphafly 2 sur ses séances clés, un progrès mesurable sur semi ou marathon devient réaliste, sous réserve d’un volume suffisant et d’une gestion intelligente du tapering.

Peut-on courir un 5 km avec la Nike Alphafly 2 ?

Vous pouvez tout à fait utiliser la Nike alphafly 2 sur un 5 km. La chaussure reste dynamique sur ces distances, avec une perception de rebond très nette. Toutefois, sur un effort aussi court et intense, certains coureurs préfèrent un modèle plus léger, un peu moins haut, pour une sensation plus directe avec le sol. Si votre priorité consiste à préparer semi et marathon, garder la Alphafly 2 pour ces distances et pour le 10 km stratégique semble plus cohérent, quitte à opter pour une paire plus minimaliste le jour d’un 5 km, lorsque vous en programmez un.

La Nike Alphafly 2 est-elle adaptée aux séances sur piste ?

Sur piste, la Nike Alphafly 2 reste utilisable, mais ce n’est pas forcément le contexte où elle exprime le mieux son potentiel. Les virages répétés sur une surface très régulière avec une semelle haute peuvent générer une sensation de flottement. Pour des séances VMA longues, sur des distances type 1000 ou 2000 m, elle peut garder un intérêt, surtout si ces séances préparent une course sur route. Pour des séances très fractionnées, avec beaucoup de relances et des virages serrés, une chaussure plus basse, voire une paire de pointes, se montre souvent plus appropriée.

Faut-il modifier sa foulée pour tirer parti de la Nike Alphafly 2 ?

Il n’est pas nécessaire de bouleverser volontairement votre foulée pour tirer parti de la Nike Alphafly 2. En revanche, plusieurs ajustements naturels se produisent si vous laissez la chaussure vous guider : cadence légèrement plus élevée, attaque de pied plus avancée, bascule du buste un peu plus marquée. Un travail technique régulier, avec des éducatifs simples (montées de genoux, talons-fesses, foulées bondissantes) et des lignes droites à allure progressive, facilite cette adaptation. Votre objectif reste de rendre votre foulée plus stable et plus efficace, sans forcer artificiellement une attaque médio-pied si votre corps n’y est pas prêt.

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