Convertir sa vitesse en allure, et son allure en vitesse avec notre convertisseur

La conversion entre vitesse et allure constitue un levier central pour structurer votre entraînement de course à pied. Vous suivez probablement votre allure au kilomètre sur votre montre, alors que beaucoup de plans parlent en km/h, en pourcentage de VMA ou en allure cible semi-marathon. Sans une méthode claire, ces données restent abstraites et difficiles à exploiter. Nous allons ici décortiquer une approche analytique et structurée pour passer de la vitesse à l’allure, de l’allure à la vitesse, et intégrer ce calcul dans vos séances, sans perdre de temps ni vous disperser.

Sommaire

Le convertisseur de vitesse en allure et inversement

Calculateur Vitesse & Allure

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km/h
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Pourquoi maîtriser la conversion vitesse allure structure votre progression ?

Un coureur expérimenté qui souhaite progresser sur 10 km, semi-marathon ou marathon doit impérativement intégrer une conversion fiable entre vitesse et allure dans sa pratique. Votre montre GPS indique généralement l’allure au kilomètre, vos applications parlent parfois en km/h, et votre préparateur ou un plan sur internet évoque la VMA en km/h et les allures en pourcentage. Sans passerelle entre ces différents langages, il devient difficile de suivre un protocole d’entraînement avec rigueur.

Vous avez peut-être déjà vécu cette situation très concrète : un plan précise « 5 x 1000 m à 14 km/h » alors que vous avez l’habitude de raisonner en « allure 4’15/km ». Sans un outil de conversion vitesse allure, vous perdez de longues minutes à chercher sur un site externe, ou vous finissez par courir « au ressenti » en espérant être dans la bonne zone. Sur quelques séances, ce manque de précision ne pose pas de problème. Sur plusieurs mois, il est probable que cela limite votre progression.

Une approche analytique et structurée consiste à parler le même langage dans tout votre environnement de coureur : plan d’entraînement, VMA, allures de séance, vitesse de course cible. En ciblant méthodiquement les conversions utiles pour vous, vous garantissez un gain d’efficacité à chaque sortie. Vous passez moins de temps à vous demander « à quelle vitesse dois-je courir ? », et plus de temps à exécuter correctement la séance, en surveillant votre fatigue, votre technique et votre respiration.

Plusieurs témoignages de coureurs illustrent cette bascule vers plus de clarté :

« Je suivais des plans gratuits trouvés sur internet, souvent exprimés en km/h alors que je ne regardais que l’allure au kilomètre sur ma montre. Je courais trop vite mes footings et trop lentement mes séances de VMA. Dès que j’ai mis en place un tableau de conversion simple, ma progression sur 10 km a été immédiate. »
Julie, 35 ans, ingénieure et marathonienne amateur

Votre objectif n’est pas de mémoriser des dizaines de valeurs. L’objectif concret consiste à disposer de repères clairs pour vos allures clés : footing, endurance active, seuil, allure 10 km, allure semi-marathon, allure marathon, ainsi que quelques vitesses dérivées de votre VMA. Tout l’article qui suit vous guide pour organiser ces repères autour de la conversion entre vitesse et allure, de manière stable et durable.

Les bases mathématiques simples de la conversion entre vitesse et allure

La relation entre vitesse en km/h et allure en min/km repose sur une équation unique. Vous n’avez pas besoin d’un niveau avancé en mathématiques, uniquement de quelques repères et d’une méthode de calcul reproductible. Nous allons ici décortiquer chaque étape.

Passer de la vitesse (km/h) à l’allure (min/km)

La formule de base ressemble à cela :

Allure (min/km) = 60 / vitesse (km/h)

Cette équation traduit simplement le temps nécessaire pour parcourir 1 km. Une vitesse de 10 km/h signifie que vous parcourez 10 km en 60 minutes, soit 6 minutes par kilomètre. L’outil le plus efficace pour optimiser votre séance devient alors une simple division.

Procédure concrète rapide :

  • prenez la vitesse en km/h;
  • divisez 60 par cette valeur;
  • vous obtenez l’allure en minutes par km, sous forme décimale;
  • convertissez la partie décimale en secondes.

Exemple simple avec 12 km/h :

  • 60 / 12 = 5;
  • allure = 5,0 min/km, soit 5’00/km.

Exemple avec une valeur moins ronde, 13,5 km/h :

  • 60 / 13,5 ≈ 4,444… minutes par km;
  • 0,444 minute x 60 = 26,6 secondes;
  • allure ≈ 4’27/km (en arrondissant au dixième de seconde le plus proche).

Pour votre entraînement, un arrondi à la seconde suffit largement. Sur des distances longues, l’écart créé reste négligeable, surtout au regard des variations de terrain, de vent, de chaleur ou de densité du peloton sur une course.

Passer de l’allure (min/km) à la vitesse (km/h)

Le calcul inverse utilise la même logique. Il devient utile lorsque vous connaissez votre allure cible (par exemple 5’00/km pour un semi-marathon en 1h45) et que vous souhaitez afficher la vitesse en km/h sur un tapis, un vélo elliptique ou une application.

Formule de base :

Vitesse (km/h) = 60 / allure (min/km)

La démarche reste donc symétrique. Seule la manipulation de la partie secondes nécessite un peu d’attention.

Procédure concrète :

  • convertissez votre allure en minutes décimales (min + secondes/60);
  • divisez 60 par ce nombre;
  • vous obtenez la vitesse en km/h.

Exemple avec une allure de 4’45/km :

  • 4 minutes + 45 secondes = 4 + 45/60 = 4,75 minutes;
  • 60 / 4,75 ≈ 12,63 km/h.

Dans la pratique, vous pouvez arrondir la vitesse à 0,1 km/h près pour un réglage sur tapis, ou vous contenter d’un repère approximatif si vous courez dehors en surveillant uniquement l’allure au kilomètre.

Convertir des temps de course en vitesse et allure

Votre temps sur 10 km, semi-marathon ou une autre distance constitue une donnée clé pour toutes vos zones d’entraînement. Pour exploiter ce temps, vous avez besoin de connaître la vitesse moyenne et l’allure moyenne correspondantes.

Procédure générale :

  • convertissez votre temps total en minutes (par exemple 47 minutes 30 = 47,5 minutes);
  • calculez l’allure en divisant ce temps par la distance (en km);
  • convertissez ensuite l’allure en vitesse avec la formule précédente si nécessaire.

Exemple avec un 10 km couru en 47’30 :

  • temps total = 47,5 minutes;
  • allure moyenne = 47,5 / 10 = 4,75 min/km, soit 4’45/km;
  • vitesse moyenne = 60 / 4,75 ≈ 12,63 km/h.

Ce type de calcul vous sert de base pour construire vos zones de travail : allure marathon, allure semi, allure 10 km, seuil, etc. Une conversion rigoureuse vous permet d’aligner vos séances avec vos objectifs de course.

Tableau pratique de conversion vitesse – allure pour le coureur pressé

Pour gagner du temps, une synthèse sous forme de tableau reste l’outil le plus efficace pour optimiser vos sorties. Vous pouvez l’imprimer, le garder dans vos favoris sur votre téléphone ou le reconstruire dans un tableur afin de l’adapter à votre profil.

Vitesse (km/h)Allure (min/km)Temps pour 5 kmTemps pour 10 kmTemps pour semi-marathon (21,1 km)
96’40/km33’201h06’402h20’30
106’00/km30’001h00’002h06’40
115’27/km27’1554’301h54’00
125’00/km25’0050’001h45’30
134’37/km23’0546’101h37’40
144’17/km21’2542’501h30’30
154’00/km20’0040’001h24’20
163’45/km18’4537’301h19’10

Les temps sur semi-marathon figurant dans ce tableau reposent sur une extrapolation linéaire, ce qui ne prend pas en compte la fatigue réelle sur la fin de course. Il s’agit surtout de repères d’allure. Vous pouvez affiner ces données en fonction de vos expériences précédentes et de votre niveau de préparation.

« Je garde ce type de tableau dans les notes de mon téléphone. Avant chaque cycle d’entraînement, je repère les allures liées à mon objectif et je les reporte sur mon plan. Je gagne un temps énorme, et mes séances clés sont beaucoup plus ciblées. »
Lucas, 39 ans, chef de projet et coureur de semi-marathon

Utiliser la conversion dans votre entraînement quotidien

Une fois la conversion vitesse allure maîtrisée, l’enjeu se déplace vers l’intégration concrète dans vos séances. Votre objectif n’est pas de faire des calculs en pleine sortie, mais de définir en amont quelques repères simples qui guident vos choix d’allures. Toute stratégie d’entraînement cohérente doit impérativement intégrer ces repères dans vos différentes zones de travail.

Structurer vos zones d’allure

On peut organiser vos allures autour de cinq grands blocs, adaptés à un coureur qui prépare un 10 km, un semi-marathon ou un marathon :

  • Allure footing / récupération : autour de 60 à 70 % de votre VMA, ou RPE 3/10. Ici, vous devez être capable de parler aisément. L’allure correspond souvent à une vitesse 1,5 à 2 km/h plus lente que votre allure 10 km.
  • Endurance active : environ 70 à 80 % de VMA, RPE 4 à 5/10. C’est une allure confortable mais soutenue, utile pour les sorties longues et les blocs en endurance spécifique.
  • Allure seuil : proche de votre allure 15 km ou semi-marathon, RPE 7/10. Ici, la respiration devient plus engagée, mais reste contrôlée. C’est une zone déterminante pour progresser sur les distances longues.
  • Allure 10 km : RPE 8/10. Vous la tenez entre 40 et 55 minutes selon votre niveau. C’est une allure très structurante pour les séances tempo et les répétitions longues.
  • Travail VMA / intensité élevée : au-dessus de 90 % de VMA. Les efforts durent de 30 secondes à 3 minutes. L’objectif est d’améliorer votre capacité à soutenir une forte intensité et à utiliser un large pourcentage de votre VMA sur des distances longues.

En vous appuyant sur votre temps de référence (10 km ou semi), vous pouvez calculer la vitesse moyenne correspondante, puis en déduire les allures légèrement plus rapides ou plus lentes. L’utilisation d’un tableur simplifie cette démarche, mais un simple bloc-notes suffit pour fixer quelques valeurs clés.

Exemple d’application sur une semaine type

Imaginons un coureur visant 1h45 sur semi-marathon, soit une allure moyenne de 5’00/km, environ 12 km/h. Une semaine structurée peut intégrer la conversion entre vitesse et allure de la façon suivante :

  • Séance 1 – footing simple : 45 minutes à 9,5 ou 10 km/h, soit environ 6’00 à 5’50/km. Objectif : aisance respiratoire, récupération active.
  • Séance 2 – travail au seuil : 20 minutes d’échauffement à 6’00/km, puis 3 x 10 minutes à 5’00-4’55/km (12-12,2 km/h) avec 3 minutes de récupération. Retour au calme 10 minutes.
  • Séance 3 – VMA courte : échauffement, éducatifs, puis 10 x 400 m à 14,5 km/h, soit 4’08/km, en visant environ 1’40 par 400 m. Récupération 1’15 entre les répétitions.
  • Séance 4 – sortie longue : 1h20 dont 20 minutes en endurance active à 5’30/km (10,9 km/h) en fin de sortie.

Chaque bloc d’entraînement repose sur une conversion claire. Vous pouvez basculer d’un langage à l’autre selon l’outil utilisé : tapis de course en km/h, montre GPS en min/km, plan exprimé en VMA.

Lien avec le ressenti (RPE) et la prévention des blessures

Un excès de rigidité dans le suivi des allures peut augmenter le risque de surentraînement. Pour éviter cet écueil, associez toujours la conversion vitesse allure à votre ressenti de l’effort, souvent décrit par l’échelle RPE (Rate of Perceived Exertion) de 1 à 10. Un footing prévu à 6’00/km peut se transformer en 6’15/km un jour de forte fatigue, tant que le ressenti reste proche de RPE 3/10.

Votre corps ne connaît pas le kilomètre par minute, il ressent uniquement la charge interne. Vous utilisez la conversion comme un cadre, pas comme une contrainte absolue. Cette articulation entre calculs et perceptions limite la fatigue cumulative et la probabilité de blessure, surtout si votre vie professionnelle reste dense et votre sommeil parfois réduit.

Conversion entre VMA, allures et vitesses d’entraînement

La VMA (vitesse maximale aérobie) constitue un repère central dans de nombreux plans d’entraînement. Elle se mesure en km/h et indique la vitesse que vous pouvez soutenir entre 4 et 7 minutes environ. Beaucoup de séances sont définies en pourcentage de VMA, ce qui impose une conversion entre vitesse et allure encore plus systématique.

Déterminer les vitesses à partir de votre VMA

Imaginons que votre VMA soit évaluée à 16 km/h lors d’un test de terrain. Les pourcentages suivants donnent des repères utiles :

  • 60 % VMA : 9,6 km/h, soit environ 6’15/km;
  • 70 % VMA : 11,2 km/h, soit environ 5’21/km;
  • 80 % VMA : 12,8 km/h, soit environ 4’41/km;
  • 90 % VMA : 14,4 km/h, soit environ 4’10/km;
  • 100 % VMA : 16 km/h, soit 3’45/km.

Un fanion se dessine rapidement : les footings se situent souvent entre 60 et 70 % de VMA, les blocs en endurance active et au seuil entre 75 et 85 %, et les séances de VMA entre 90 et 100 %. Une fois cette grille établie, vous pouvez la décliner très simplement pour chaque variation de VMA.

Correspondances approximatives entre VMA et chronos de référence

De nombreux entraîneurs utilisent des abaques pour relier VMA et performance possible sur 10 km, semi-marathon ou marathon. Ces liens restent approximatifs car ils dépendent de votre économie de course, de votre endurance et de votre expérience. Ils fournissent néanmoins un cadre intéressant pour ajuster vos allures.

Repères généraux :

  • VMA 14 km/h : objectif 10 km autour de 50 minutes, allure environ 5’00/km;
  • VMA 16 km/h : objectif 10 km autour de 42 minutes, allure environ 4’12/km;
  • VMA 18 km/h : objectif 10 km autour de 37 minutes, allure environ 3’42/km.

Ces correspondances supposent que votre entraînement cible correctement l’endurance et la capacité à tenir un pourcentage élevé de votre VMA pendant une durée prolongée. Un coureur avec une bonne VMA mais peu de volume hebdomadaire pourra se retrouver très en difficulté sur semi-marathon, faute de base en endurance.

Intégrer la VMA sans perdre de vue les allures de course

L’entraînement moderne met parfois l’accent sur la VMA au détriment de l’allure spécifique course. Pour un adulte actif entre 28 et 45 ans, avec des contraintes professionnelles fortes, un équilibre plus pragmatique consiste à :

  • consacrer une séance hebdomadaire à des intensités proches de la VMA, sur courte durée;
  • consacrer une séance à l’allure seuil ou à l’allure semi/10 km;
  • compléter par un ou deux footings de récupération ou d’endurance active.

La conversion vitesse allure intervient pour fixer précisément ces différentes zones. Vous ajustez ensuite la durée de chaque bloc en fonction de votre disponibilité et de votre progression semaine après semaine.

Erreurs fréquentes dans la conversion vitesse allure et corrections

Le passage régulier d’une expression en km/h à une allure en min/km invite à quelques pièges récurrents. Les identifier en amont réduit les écarts entre l’objectif de séance et la réalité.

Confondre allure moyenne et vitesse instantanée

Beaucoup de montres affichent l’allure instantanée, qui fluctue parfois fortement selon la précision GPS et les variations de terrain. Vous pouvez observer 4’20/km pendant quelques secondes, puis 4’45/km, alors que votre allure réelle se situe autour de 4’30/km. Si vous ajustez votre effort sur ces micro-variations, vos séances deviennent hachées.

Pour une exécution plus fluide, réglez votre montre sur une allure moyenne au tour (lap) ou observez la moyenne sur la fraction de séance (par exemple 1000 m ou 2000 m). La conversion entre vitesse et allure prend tout son sens lorsqu’elle s’applique sur des durées suffisantes pour lisser les oscillations instantanées.

Mal gérer les unités sur tapis de course

Sur tapis, l’affichage se fait systématiquement en km/h. Une confusion fréquente survient lorsque le coureur croit courir à son allure marathon, alors qu’il a en réalité choisi une vitesse trop rapide ou trop lente. L’absence de repères visuels sur la distance renforce ce biais.

Avant d’attaquer une séance structurée sur tapis, prenez quelques minutes pour convertir vos allures clés en km/h, et notez-les sur un papier ou dans votre téléphone. Cette préparation simple évite de sous-estimer la difficile réalité d’un bloc à 14 km/h, ou de passer une séance de qualité en endurance trop facile.

Négliger les conditions extérieures

La conversion mathématique entre km/h et min/km reste indépendante du vent, du dénivelé, de la chaleur ou de l’humidité. Pourtant, ces facteurs modifient fortement la perception de l’effort. Courir 5’00/km sur un parcours plat, par 12 degrés, sans vent, n’a rien à voir avec 5’00/km sur une montée régulière par 28 degrés.

Votre stratégie doit intégrer un degré de souplesse. Sur un parcours vallonné, basez-vous davantage sur le RPE et la fréquence cardiaque, et utilisez vos allures de référence comme balises approximatives. Une séance « 5 x 5 minutes à seuil » peut être réalisée à 5’00/km sur le plat et à 5’20/km en côte, du moment que la sensation d’effort reste stable.

Ignorer l’évolution de votre niveau

Un autre piège consiste à conserver des allures issues d’un test ou d’une course ancienne, parfois plusieurs mois auparavant. Votre condition physique évolue, à la hausse ou à la baisse, selon votre régularité d’entraînement, votre niveau de fatigue et vos contraintes personnelles. Un ajustement périodique devient indispensable.

L’approche la plus pragmatique consiste à recalculer vos allures principales tous les deux à trois mois, à partir d’un test sur 5 ou 10 km, ou d’un test terrain VMA. Vous mettez alors à jour votre tableau personnel de conversion vitesse allure, et vous ajustez vos séances en conséquence. Cette mise à jour régulière ancre votre progression dans des données actuelles, et limite la tentation de vous cramponner à un record ancien qui ne correspond plus à votre état du moment.

Méthodes rapides sans calculatrice pour estimer allure et vitesse

Vous n’avez pas toujours accès à une calculatrice ou à une application dédiée. Pourtant, quelques astuces mentales permettent d’estimer rapidement une correspondance entre km/h et min/km, suffisamment précise pour gérer une séance d’entraînement.

Astuce par repères simples

Certains couples vitesse/allure se mémorisent facilement et servent ensuite de base de réflexion :

  • 10 km/h = 6’00/km;
  • 12 km/h = 5’00/km;
  • 15 km/h = 4’00/km;
  • 20 km/h = 3’00/km.

À partir de ces repères, vous ajustez par interpolation. Si 12 km/h correspondent à 5’00/km, 13 km/h seront légèrement plus rapides, autour de 4’37/km, et 11 km/h légèrement plus lents, autour de 5’27/km. Vous n’avez pas besoin d’une précision à la seconde près pour une séance classique, un écart de 3 à 5 secondes au kilomètre reste acceptable.

Découper la distance en fragments

Une autre méthode consiste à raisonner en temps de passage sur 200 m, 400 m ou 500 m, surtout pour le travail de VMA. Vous savez peut-être déjà que :

  • 4’00/km = 1’36 sur 400 m;
  • 3’45/km = 1’30 sur 400 m;
  • 5’00/km = 2’00 sur 400 m.

Si une séance demande « 8 x 400 m à 15 km/h », vous savez que 15 km/h correspondent à 4’00/km, donc 1’36 sur 400 m. Vous pouvez ensuite adapter en fonction de votre aisance respiratoire et des conditions réelles du jour.

Appuis sur la technologie, mais avec recul

La majorité des montres GPS et des applications de running intègre aujourd’hui une fonction de conversion entre vitesse et allure plus ou moins explicite. Certaines permettent d’afficher indifféremment km/h ou min/km, d’autres traduisent automatiquement vos temps de course en vitesses moyennes. Ces outils deviennent des auxiliaires précieux, à condition d’éviter une dépendance totale.

Gardez en tête quelques repères manuels pour ne pas rester démuni en cas de batterie faible, de bug, ou d’entraînement en salle avec un matériel peu intuitif. Une compétence simple en calcul mental vous redonne du contrôle et renforce votre autonomie de coureur ou coureuse.

« Au début, je faisais entièrement confiance à ma montre, mais je ne comprenais pas les allures que je courais réellement. Depuis que je sais estimer de tête l’équivalent en km/h, j’ai l’impression de piloter mon entraînement, pas seulement de suivre un écran. »
Sarah, 32 ans, consultante et coureuse de 10 km

Vos questions fréquentes sur la conversion vitesse allure

Comment convertir rapidement une vitesse en km/h en allure min/km sans calculatrice ?

La méthode la plus simple consiste à mémoriser quelques repères et à estimer le reste par approximation. Retenez que 10 km/h correspondent à 6’00/km, 12 km/h à 5’00/km, 15 km/h à 4’00/km. Si vous devez convertir 11 km/h, placez-vous entre 10 et 12 km/h : l’allure se situera entre 5’00 et 6’00/km, un peu plus proche de 5’30/km. Une estimation à 5’27/km reste suffisamment proche pour gérer une séance. Pour les séances de VMA, raisonnez plutôt en temps sur 200 ou 400 m, en partant d’allures déjà connues.

Pourquoi certains plans d’entraînement parlent en km/h alors que ma montre affiche l’allure au kilomètre ?

Les entraîneurs issus de l’athlétisme de piste ont longtemps utilisé la vitesse en km/h, notamment pour la VMA et les temps de passage sur des distances précises. Votre montre GPS, pensée pour le grand public, privilégie l’affichage en min/km, perçu comme plus intuitif. La conversion entre vitesse et allure sert justement à créer un langage commun. Vous pouvez soit traduire tout le plan en min/km avant de commencer, soit basculer temporairement l’affichage de votre montre en km/h pour certaines séances spécifiques, sur tapis par exemple.

Comment adapter une séance prévue à 90 % de VMA en allure min/km concrète ?

Commencez par calculer la vitesse correspondant à 90 % de votre VMA. Si votre VMA est de 16 km/h, 90 % correspondent à 14,4 km/h. Ensuite, appliquez la formule allure = 60 / vitesse. Pour 14,4 km/h, 60 / 14,4 ≈ 4,17 min/km, soit environ 4’10/km. Vous pouvez arrondir à 4’10/km sur le terrain. Sur une séance d’entraînement du type 8 x 400 m, vous visez alors environ 1’40 par 400 m, en gardant à l’esprit que votre ressenti d’effort doit rester cohérent avec la zone 90 % VMA, RPE proche de 8/10.

Ma vitesse varie beaucoup en côte, comment utiliser utilement la conversion vitesse allure ?

En terrain vallonné, la conversion purement mathématique perd en pertinence car l’effort ressenti augmente fortement en montée et diminue en descente. Conservez vos allures de référence comme repères sur le plat, et acceptez des écarts importants en côte. La clé consiste à maintenir une intensité globale en phase avec l’objectif de la séance. Sur un bloc « au seuil », laissez votre allure dériver de quelques secondes par kilomètre en fonction du pourcentage de pente, en surveillant plutôt la respiration et le RPE. Vous pouvez contrôler ensuite la vitesse moyenne globale sur l’ensemble de la séance plutôt que sur chaque kilomètre isolé.

Dois-je ajuster mes allures calculées pour l’entraînement selon la météo ?

Oui, surtout en cas de forte chaleur, de vent soutenu ou de froid extrême. Une allure de 4’30/km calculée pour une séance au seuil peut devenir trop agressive par 30 degrés en plein soleil, ce qui augmente la fatigue et le risque de blessure. Dans ces conditions, utilisez la conversion entre vitesse et allure comme base, puis ajustez vers une allure légèrement plus lente, par exemple 4’35 ou 4’40/km, tout en gardant la même durée d’effort. Vous préservez la qualité physiologique de la séance sans surcharger l’organisme.

Comment vérifier que mes zones d’allure correspondent vraiment à ma forme actuelle ?

Une méthode simple consiste à programmer régulièrement un test sur 5 ou 10 km, en conditions proches d’une course. Vous mesurez votre temps, calculez l’allure moyenne et la vitesse correspondante, puis vous comparez avec vos zones théoriques. Si une allure prévue « séance seuil » correspond en réalité à votre allure 10 km du moment, cela révèle une surestimation de votre niveau. Dans ce cas, redéfinissez vos zones en partant de ce résultat récent. Un recalibrage tous les deux à trois mois maintient vos allures d’entraînement en phase avec votre réalité physiologique.

Que faire si je n’aime pas les calculs et que cela me démotive ?

Vous pouvez simplifier fortement l’approche. Suffit de retenir trois allures clés : footing confortable, allure cible 10 km, allure cible semi-marathon ou marathon. Utilisez un outil en ligne ou un tableau une fois pour toutes, et notez les valeurs obtenues dans votre carnet ou application. Pendant l’entraînement, concentrez-vous sur le ressenti, la régularité et la technique de course. Les calculs restent en arrière-plan, vous ne les réalisez qu’au moment de préparer une nouvelle phase ou un nouvel objectif. Cette organisation vous permet de bénéficier de la précision de la conversion vitesse allure sans transformer chaque sortie en exercice de mathématiques.